Prévenir l’apparition d’une escarre chez la personne âgée et / ou dépendante

La conférence de consensus française de 2001 sur la prévention des escarres fournit les principaux actes à effectuer par l'équipe soignante pour limiter le risque d'escarres :

  • Identifier les malades « à risque » nécessitant une prévention individuelle et les facteurs spécifiques les exposant à ce risque. Plusieurs échelles de risque existent et peuvent être réalisées à domicile ou en structure (échelle de Norton, de Braden, De Waterloo)
  • Inspecter l’état de la peau quotidiennement au niveau des proéminences osseuses en fonction de la position du patient (sacrum, talon, trochanter, malléoles, coudes, occiput...)
  • Contrairement à une idée reçue il faut éviter les massages sur les proéminences osseuses car ils ne préviennent pas les escarres et peuvent, au contraire, entraîner des dégâts tissulaires supplémentaires.
  • Proposer aux patients ayant un risque de développer des escarres un lit et un fauteuil adapté (aux bonnes mesures de la personne) combiné avec un support diminuant les pressions d’appui (matelas, surmatelas, coussin) et un bon positionnement.
  • Utiliser des coussins de positionnement au lit ou cales de positionnement, pour éviter le contact direct des proéminences osseuses entre elles (par exemple, les genoux, les talons ou les chevilles). Si vous disposez d’un matelas à air, seul les décharges talonnières peuvent être utiles.
  • Changer de position régulièrement le patient, si son état de santé le permet.
  • Minimiser l’agression cutanée liée aux frottements et aux forces de cisaillement par des techniques de positionnement, de transfert et de repositionnement correctes.
  • Trouver et éliminer les sources d’humidité excessive liées à l’incontinence, la transpiration ou les exsudats des plaies, si cela est possible.
  • Planifier des apports et des suppléments nutritionnels, après évaluation, chez les patients dénutris.
  • Débuter une rééducation en vue d’une reprise de l’autonomie et de la marche, lorsque l’état de santé du patient s’améliore.
  • Encourager les patients à changer leurs positions eux-mêmes s’ils le peuvent.